Les Eglises Gnostiques : une véritable Contre-Eglise

 

Eglise Johannite Gnostique Catholique

LES FAUX TRADITIONALISTES

Aux origines …

Eglise Johannite Gnostique Catholique

“En 1808, l’empereur donna l’autorisation à Fabré-Palaprat, en tant que régent de l’Ordre secret des Templiers, d’organiser une somptueuse cérémonie commémorative à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Jacques de Molay, dernier grand Maître du Temple, brûlé vif à Paris en l’an 1314. L’évènement se déroula en grande pompe au Marais, le 11 mars, en l’église Saint-Paul-Saint-Louis, rue Saint-Antoine. Des témoins, dont Monsieur de Montagnac, relatèrent que ce fut une représentation d’un grand faste, comparable au sacre de l’empereur. Napoléon, non seulement donna l’autorisation pour le déroulement d’un tel événement, mais mieux encore, il ordonna qu’un régiment d’infanterie s’y rendit afin de constituer une haie d’honneur…”

Source.

BernardBernard-Raymond Fabré-Palaprat, franc-maçon du Grand Orient de France, loge des Chevaliers de la Croix  est créateur en 1804 d’un « Ordre du Temple ». En 1972, on dénombrait dans le monde quarante-sept groupements néo-templiers. Fabré-Palaprat institua ce nouvel Ordre du Temple sous le patronage de l’Empereur Napoléon 1er.

Il fonda également l’Eglise Johannite, dont les enseignements basés sur le Levitikon, un apocryphe attribué faussement à Saint Jean de Patmos (rédacteur de l’Apocalypse confondu avec Saint Jean l’Evangéliste) prétendent que Jésus Christ était un initié ayant appartenu à des confréries mystiques. La secte prétend enseigner les mystères permettant à chacun de devenir son propre Christ

boullan01Le satanique Abbé Joseph Antoine Boullan moine défroqué, en 1859, il établit avec Adèle Chevalier une congrégation religieuse, l’« Œuvre de la Réparation », qui reçut une autorisation provisoire de l’évêque de Versailles. Cette communauté ne servait qu’à dissimuler une liaison entre l’Abbé Boullan et sa dirigée. Des pratiques scandaleuses s’y déroulaient : ainsi, lorsqu’une religieuse tombait malade, Boullan la soignait soit à l’aide d’hosties consacrées, soit à l’aide d’urine et de matières fécales appliquées en emplâtres.

Il fit disparaître l’enfant qui venait de naître de ses amours interdits avec Adèle Chevalier. Ce crime ne fut jamais découvert de son vivant, mais l’évêché reçut des plaintes quant à certains moyens que Boullan utilisait pour se procurer de l’argent et à ses étranges méthodes thérapeutiques. En 1861, avec sa maîtresse, il fut traduit en correctionnelle pour escroquerie et outrage public à la pudeur et, sur le premier chef d’accusation et furent condamnés à trois ans de prison.

Excommunié, il se rapproche en 1875 d’Eugène Vintras qui lui fit don de quelques-unes de ses hosties « miraculeuses », sur lesquelles des symboles kabbalistiques étaient tracés en lettres de sang.

Vintras,_Eugene
Eugène Vintras (1807-1875), prédateur sexuel et escroc, fondateur de l’Eglise Carmélite. Prophète autoproclamé du « temps du règne du saint-esprit », dit de la « liberté des enfants de Dieu ».

Dans ce “règne du saint-esprit”, placé sous le signe de l’affranchissement, les mouvements de la concupiscence n’étaient ni bons ni mauvais ; ils étaient indifférents, et on pouvait par conséquent s’y abandonner sans crime, liberté dont Vintras usait largement. Une croyance qui rappelle celle des Cathares Albigeois.

Lorsque Vintras mourut le 7 décembre 1875, Boullan se proclama son successeur à la tête de l’« Œuvre de la Miséricorde » et se prépara à assumer ces fonctions en se rendant à Lyon en février 1876 pour consulter les archives de Vintras et se familiariser avec ses doctrines, dont il put constater qu’elles n’étaient pas très éloignées des siennes. 
Bio-papus-image-1
Gérard Encausse
, dit Papus, médecin et occultiste français, cofondateur de l’Ordre Martiniste, un temps proche des cercles spiritistes d’Helena Blavatsky. Ses ouvrages traitant de sorcellerie pratique sont encore aujourd’hui des références en la matière.

Doinel,_JulesJules Doinel, fondateur de l’Eglise Gnostique de France en 1890spirituellement élitiste mais d’esprit progressiste et ouverte aux nouvelles théories scientifiques.

En 1891, le pape Léon XIII dénonce « la vieille hérésie albigeoise [qui], sous un nom différent et sous le patronage d’autres sectes, renaît d’une manière étonnante » . Les néo-gnostiques français se sentent visés par cette attaque, qu’ils considèrent comme une forme de reconnaissance de leur action.

Bricaud,_Jean_(Jean_II)Jean Bricaud, fondateur de l’Eglise Catholique Gnostique. En 1907, année de la parution de son « catéchisme gnostique ». Il provoque  un schisme au sein de l’Eglise  Gnostique  en fondant sous la pression de Papus une branche de l’Église Gnostique dont les structures et la doctrine auraient été plus proches de l’Église Catholique Romaine que de l’Église Gnostique (par exemple, elle comprenait un ordre de prêtrise et un baptême).

On présenta cette église comme la fusion de trois églises gnostiques existantes en France : l’Eglise Gnostique de Doinel, l’Eglise Carmélite de Vintras et l’Eglise Johannite de Fabré-Palaprat. Sa doctrine est présentée comme proche du Martinisme.

En février 1908, le synode épiscopal de l’Église Catholique Gnostique (Ecclesia Gnostica Catholica) se réunit et élit Bricaud comme Patriarche sous le nom de Jean II.

Eglise Johannite Gnostique Catholique

Aleister_Crowley,_MagusAleister Crowley écrivit en 1913 la Gnostic Mass en tant que « Rituel de l’Église Gnostique Catholique » pour « l’utilisation par l’Ordo Templi Orientis, une autre secte néo-templière, de la cérémonie centrale de célébrations publiques ou privées, correspondant à la Messe de l’Eglise Catholique Romaine » (source).

On constate donc l’existence d’une organisation sectaire à deux têtes : composé d’un côté par un pseudo-ordre de chevaliers templiers et de l’autre d’une véritable Contre-Eglise. La création de cette secte parodiant les ordres chrétiens a été initiée par des francs-maçons du Grand Orient de France entre le début du XIXè et le XXè siècle. Le mage Crowley en a écrit la liturgie. Le but affiché est de singer pour mieux remplacer la Sainte Messe Catholique.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien :  Pedophilie, les Sectes Contre l’Eglise et La France

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